Les secrets pour négocier son salaire à l’embauche

Voici donc quelques conseils pour aborder vos prétentions salariales sans commettre d’impairs. Cyril Capel, cofondateur de CCLD Recrutement, conseille, en premier lieu, de se renseigner sur le salaire habituellement pratiqué sur le poste convoité. « Les réseaux sociaux permettent d’avoir accès à des personnes en poste dans la société visée. C’est un bon moyen pour aller chercher de l’information au plus près des collaborateurs. »

Si vous avez déjà des opportunités dans une autre entreprise, c’est un bon point. Une force même pour négocier. « II faut réussir à valoriser ses points forts pour sortir des grilles traditionnelles, poursuit Cyril Capel. Par exemple, un commercial peut mettre en avant son réseau sur linkedin dans le secteur recherche ou valoriser son portefeuille clients. » Quels arguments avancer pendant l’entretien ? « On peut parler de son expérience professionnelle, de son réseau, de ses compétences en langues étrangères… », détaille le dirigeant.

Pour évoquer la rémunération, il conseille de raisonner avec le salaire brut annuel et d’évoquer des déplafonnements à dépassement d’objectifs. « Si l’entreprise vous fixe, par exemple, un objectif de chiffre d’affaires annuel à atteindre, vous pouvez renégocier votre pourcentage. Cela fonctionne généralement car vous vous mettez déjà en position d’acteur performant. »

« Vous pouvez négocier autre chose que la rémunération »

Quand aborder la question épineuse du salaire ? Plutôt à la f in de l’entretien, répond Cyril Capel. « Si le recruteur n’en a pas parlé, il faut que le candidat le fasse de manière habile, en demandant par exemple à quel moment la rémunération est abordée dans le process de recrutement. » II n’est pas rare que la question soit évoquée lors d’un second entretien. En cas de négociation compliquée, pensez à voir plus loin. « Vous pouvez négocier autre chose que la rémunération.

En demandant par exemple de faire des j ournées de home office pour réduire vos frais de déplacement. » Autre moyen d’agir : négocier son salaire global sur un 4/5e de manière à avoir une activité complémentaire sur une journée par semaine. « Cette négociation va avancer dans les années avenir, c’est une certitude », estime Cyril Capel.

Merci à Delphine Barbot. Téléchargez l’article complet (format pdf).

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