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Pourquoi les recruteurs sont-ils plus ouverts aux profils atypiques pour les postes de commerciaux

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Pourquoi les recruteurs sont-ils plus ouverts aux profils atypiques pour les postes de commerciaux ?

En France, pour la plupart des professions, les critères de recrutement reposent principalement sur la formation initiale du candidat, ses compétences techniques et son expérience.

Dans ce contexte qui s’avère être un phénomène purement français, les autodidactes, ceux qui souhaitent se réorienter en cours de carrière ou ceux qui ont fait des études n’étant pas directement liées à leur projet professionnel éprouvent parfois les plus grandes difficultés à trouver du travail. S’il y a des personnes qui échappent à cette règle, ce sont les commerciaux, parmi lesquels les profils atypiques restent les bienvenus.

Quelle explication donner à cette exception ? Pour Cyril Capel, directeur associé de CCLD Recrutement, pour être un bon commercial, nul besoin de posséder tel ou tel diplôme ou d’avoir acquis un minimum d’ancienneté.
« Un bon vendeur se reconnaît surtout à ses compétences comportementales, souligne-t-il : nous allons rechercher ses qualités relationnelles, sa résistance au stress, sa capacité à se remettre en question et à rebondir face à un échec, son sens de l’organisation, son autonomie, son leadership, sa propension à écouter et à comprendre le besoin du client, sa curiosité, sa capacité de conviction ».
Les recruteurs évaluent les candidats au moyen de tests (exercices situationnels, assessment center…) qui vont mettre en lumière ces différentes compétences à travers des mises en situation très concrètes.
« Nous avons par exemple recruté une contrôleuse SNCF à un poste de conseil en gestion de patrimoine chez MMA, ou encore une chef de caisse à une fonction commerciale chez l’un de nos clients du secteur de la banque assurance », indique Cyril Capel.

« La diversité des profils constitue une vraie richesse pour l’entreprise, souligne-t-il, car ces personnes sont susceptibles de lui apporter une vision neuve et moins formatée que des collaborateurs plus « classiques ».
Pour autant, l’atypisme peut avoir ses limites.
Ainsi, un certain nombre d’entreprises exigent de leurs commerciaux B to B des compétences techniques plus ou moins poussées.
Il peut s’agir de pratiquer une langue étrangère, mais aussi d’avoir des connaissances propres au secteur d’activité dans lequel on intervient.
Dans ces cas là, si l’employeur ne propose pas de former les collaborateurs en interne, la formation initiale ou l’expérience peuvent faire la différence. Enfin, profil atypique ou non, tout candidat se doit, s’il souhaite décrocher et conserver un poste, de faire la preuve de sa motivation et de sa volonté d’adhérer aux valeurs de l’entreprise qu’il rejoint !